Politiciens du régime déchu : Ils ont un autre projet…

Au paradoxe de la minorité qui se croit dominante pour en imposer à la majorité soucieuse de la souveraineté nationale, ils ajoutent l’illusion qu’ils peuvent par leur activisme inepte contraindre les autorités de la transition d’annihiler les pertinentes recommandations des ANR (Assises Nationales de la Refondation) qu’ils ont boudées et, singulièrement pour l’Adéma-Pasj, ils sont […]

Ils ne parlent pas le même langage, mais ils ont un dénominateur commun : ils rejettent le projet de la nouvelle constitution. Quels sont les enjeux et leurs motivations ? La constitution actuelle, toujours en vigueur mais complétée par la Charte de la transition, date du 25 février 1992. Elle est l’œuvre des acteurs du mouvement démocratique qui ont renversé le pouvoir du général Moussa TRAORÉ en mars 1991. Pendant les 30 dernières années, des projets de révision constitutionnelle ont été tentés par les présidents successifs : Alpha Oumar KONARÉ, Amadou Toumani TOURÉ et Ibrahim Boubacar KEÏTA. Ils ont tous échoué face à un refus catégorique et souvent suspicieux des leaders d’opinion qui mobilisent les populations contre les projets de révision constitutionnelle. Cette fois-ci, le peuple malien a l’opportunité de tourner la page des 30 années de la 3ème République calamiteuse. Le principal enjeu est la restructuration institutionnelle de l’État malien sur la base de la volonté populaire. Et, paradoxalement, les “opposants” au projet de la nouvelle constitution utilisent le principe de la démocratie pour rejeter un projet démocratique. Depuis 30 ans, une minorité dominante utilise les artifices d’un texte taillé sur mesure pour imposer sa volonté à la majorité du peuple malien. Mais le Président, Colonel Assimi GOÏTA, et les autorités de la transition veulent réorienter la République du Mali sur la base de 3 principes fondamentaux : le respect de la souveraineté, des choix stratégiques et des intérêts du peuple malien. Le projet de nouvelle constitution est la principale réforme institutionnelle engagée par la transition. Il est clair que ceux qui rejettent ce projet ont un autre projet contraire à la volonté et aux intérêts du peuple malien. D’après le sage Seydou Badian: « Au Mali, Ii y a encore beaucoup d’analphabètes, mais il n’y a plus d’ignorant. » Le peuple n’est pas dupe.
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